Côté actualité, Crédit Agricole a indiqué que l'option pour le paiement du dividende en actions a largement retenu l'intérêt de ses actionnaires puisque 85,3% des droits ont été exercés en faveur du paiement en actions.
L'Assemblée générale avait décidé le versement d'un dividende de 0,45 euro par action au titre de l'exercice 2008, et prévu qu'il pouvait être payé soit en numéraire, soit en actions nouvelles émises au prix de 9,14 euros par action.
Cette opération se traduit par la création de 93 237 441 actions nouvelles (soit 4,19% du capital), dont la livraison et l'admission à Euronext Paris sont intervenues à compter du mardi 23 juin 2009.
Le dividende en numéraire est payé à compter du mardi 23 juin 2009. Son versement représente un montant de 142 millions d'euros.
Un peu plus tôt, le 17 juin au soir, Crédit Agricole avait annoncé le lancement d'une émission d'obligations super-subordonnées perpétuelles de 850 millions de dollars. Ces titres de dette "entrent dans le calcul des fonds propres Tier 1 non innovant", avait indiqué le groupe.
La banque verte indique que ces obligations serviront un coupon semestriel basé sur un taux d'intérêt annuel de 9,75%. Moyennant accord de la Commission bancaire, Crédit Agricole pourra rembourser ces titres à partir de décembre 2014. Ils ont été placés "auprès de réseaux de banques privées en Asie et en Europe".
"L'amélioration progressive des marchés financiers qui s'étend peu à peu à tous les compartiments de la dette", ajoute la banque verte. Le groupe précise en outre que le marché des émissions Tier 1 était fermé depuis la faillite de Lehman, en septembre 2008.
L'opération permettra d'améliorer le ratio de solvabilité Tier 1 de 20 points de base pour Crédit Agricole et de 10 points pour le Groupe Crédit Agricole.
D'un point de vue technique maintenant, on peut envisager l'hypothèse d'un décompte propre en cinq temps traditionnels notés de 1 à 5 dans toute la baisse initiée sur le sommet de mai 2006, avec (voir graphique) une vague 2 en triangle, une vague 3 en autre cinq petits temps bien définis et plus longue que la vague 1 et une vague 5 en extension de cinq autres temps, notés eux de i à v.
Une telle configuration plaiderait donc pour le scénario d'un rebond technique majeur en trois temps. Aussi, tant que le seuil des 8 euros (soit le fort retracement de Fibonacci de 61,8% de la première jambe dudit rebond) n'est pas nettement enfoncé, et sans écarter une poursuite du repli en cours, une nouvelle jambe de hausse devrait prendre place en direction du fort palier de résistance situé sur les 16 euros (combinaison de 38,2% de toute la baisse et de l'overlap de la vague 3, qui avait contenu la vague ii). Cette hypothèse reste toutefois à confirmer en dépassement du premier ratio de Fibonacci de toute la baisse, soit les 12,45 euros.
Alternativement en revanche, le passage sous les huit euros serait de fort mauvais augure pour l'action Crédit Agricole qui pourrait alors voir son cours chuter à nouveau jusqu'au prochain objectif de projection situé sur les 5,15 euros.
Marc Dagher est le rédacteur en chef de @Turbos Trader. Pour en savoir plus...
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