La BCE a annoncé hier qu'elle laisserait son taux directeur inchangé à 1% pour le mois de juin. Un statu quo qui n'a surpris personne.
C'est plutôt l'annonce par la Banque centrale européenne de mise en place de mesures non-conventionnelles – soit le rachat de 60 milliards d'euros d'obligations sécurisées – qui nourrit, depuis quelques jours, un débat qui vire à la bataille rangée.
Reprenons depuis le début. Depuis plusieurs mois déjà, Angela Merkel affiche son désaccord sur les politiques de déficit menées en Europe et outre-Atlantique, ainsi que sur les mesures non-conventionnelles adoptées par les banques centrales pour lutter contre la crise.
Rappelons pour mémoire, que l'assouplissement monétaire, ou quantitative easing, consiste au rachat par une banque centrale des dettes de son propre pays, et ceci avec de l'argent produit pour l'occasion. Avec pour conséquence principale la production de flots de liquidités supplémentaires, et donc à terme la menace d'inflation galopante, voire d'hyper-inflation.
L'annonce par la BCE du rachat de 60 milliards d'obligations a ajouté de l'huile sur le feu, et a déclenché l'ire d'Angela Merkel. La chancelière allemande s'en est de nouveau violemment prise à la politique d'assouplissement monétaire. Elle a aussi vivement condamné la décision de la BCE de suivre le même chemin.
Angela Merkel, citée par l'Agefi, a regretté que la BCE ait "finalement plié devant la pression internationale" et ait décidé de suivre le – mauvais – exemple de la Fed et de la Banque d'Angleterre.
Réponse du berger à la bergère, Ben Bernanke a défendu sa politique de rachat de T-Bonds. La Fed a lancé la semaine dernière un programme de rachat de 100 milliards de dollars d'obligations d'Etat. Un programme qui a eu un succès relatif. Si les obligations à 2 ou 5 ans se sont très bien vendues auprès des étrangers, les obligations à échéance 10 ans ont eu moins de succès. Une preuve de plus du scepticisme des investisseurs quant à l'avenir de l'économie américaine. Pourtant, lors de son audition devant le Congrès mercredi dernier, Ben Bernanke s'est dit confiant dans sa "capacité à sortir de ces interventions au moment approprié, et sans conséquences inflationnistes", nous apprend Le Figaro.
Mais que va vraiment racheter la BCE ? Emanation de plusieurs Etats, la BCE peut difficilement racheter les obligations d'un Etat en particulier. Par contre, elle a le champ libre pour exercer ses talents de faux-monnayeurs sur les obligations privées. La Banque est pour l'instant restée assez mystérieuse sur les obligations sécurisées qui vont bénéficier de ses largesses. Ces obligations, émises par les banques, sont censées être sécurisées par des actifs immobiliers.
La BCE essaie de rassurer les marchés et les investisseurs. Mais à MoneyWeek, nous ne pouvons pas nous empêcher d'avoir quelques doutes : si ces obligations étaient si sécurisées que cela, la BCE n'aurait pas besoin de leur racheter... C'est à se demander si la Banque centrale européenne ne va pas en fait racheter les actifs toxiques des banques.
Si Angela – et nous par la même occasion – a raison, alors arrivera ce que nous prévoyons depuis le début de la crise : les monnaies fiduciaires, dollar en tête, vont se dévaluer, l'or va flamber et les marchés actions vont reprendre leur chute vers des profondeurs insoupçonnées.
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- Le pétrole n'en fini plus de faire des étincelles. Le baril est aujourd'hui passé au-dessus des 69 $. La remontée des cours du pétrole est un élément de plus pour le secteur du solaire. "Depuis le 19 mars, l'indice de référence du secteur solaire (le Solex) a bondi de 40%. Est-ce le moment de revenir sur le secteur ?", s'interrogeait Isabelle Mouilleseaux dans MoneyWeek.
"Les capitaux reviennent maintenant en masse. Ne dit-on pas que les fortunes se font en temps de crise ? Les prix des valeurs sont au plus bas du fait de la crise économique et de la purge du secteur. Mais les perspectives de long terme sont fondamentalement positives. Les investisseurs initiés et les industriels le savent, voilà pourquoi ils déversent des milliards de dollars". Pour en savoir plus sur l'investissement dans le solaire, continuez votre lecture...
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