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Par La Rédaction de MoneyWeek, le 8 février 2010
Entre le dépôt de bilan de la compagnie aérienne Japan Airlines et les déboires du constructeur automobile Toyota, l’année 2010 semblait avoir mal commencé côté japonais. Pourtant, au-delà de ce lot de mauvaises nouvelles, les voyants économiques sont au vert.
Après une année 2009 terrible, durant laquelle la croissance nippone a chuté de 5,3%, le pays a pansé ses plaies et semble être sur la voie de la guérison. Selon les prévisions du Fonds Monétaire International, l’économie va renouer avec la croissance : +1,7% en 2010, +2,2% en 2011.
Pour cela, les Japonais peuvent, en grande partie, remercier la Chine. Selon le graphique ci-dessous publié par Bloomberg, le dynamisme économique du voisin chinois pourrait bien profiter aux marchés japonais.
Avec une croissance attendue affichant (de nouveau) deux chiffres, l’empire du Milieu va dépasser les Etats-Unis pour devenir la première destination des exportations du Japon. Lien de cause à effet, Citigroup pronostique une hausse de 20% de l’indice boursier Japan’s Topix Stock index cette année.
A cette embellie boursière s’ajoute des facteurs résolument réconfortants. Le chômage, qui a atteint 5,1% de la population active en décembre 2009, est annoncé à la baisse en 2010.
En ce qui concerne la dette publique, elle a, comme le rappelle aujourd’hui le Financial Times, atteint 189% du PIB l’an passé. Mais La Tribune du 2 février dernier notait que le pays “peut s’appuyer sur une épargne domestique supérieure à 280% du PIB”, ce qui permet sérieusement de nuancer l’ampleur du premier pourcentage.
Enfin, le quotidien anglophone mentionne une autre donnée importante. Le taux de rémunération des emprunts d’Etat à 10 ans, qui s’élève à “1,32%, suggère que les investisseurs ne sont pas inquiets”. A côté des 6% promis par la Grèce, on peut en effet minimiser la crainte de banqueroute du Japon…
Arnaud Lefebvre