MoneyWeek
> Abonnement à MoneyWeek
Accueil téléphonique :du lundi au vendredi entre 9h-12h et 14h-16h au 01 44 59 91 16
Accueil téléphonique :du lundi au vendredi entre 9h-12h et 14h-16h au 01 44 59 91 16
Après avoir démontré leur puissance de frappe, les bears sont rentrés dans leur tanière ce matin puisque le CAC 40 a ouvert en hausse de 1%. Les dernières secousses sur les marchés nous donnent en tout cas l’occasion de faire le point sur l’évolution de la crise. Plusieurs des points que nous soulignions depuis des mois se sont en effet confirmés :
1. La menace de krach obligataire. Le destin des Etats n’est peut-être pas d’être rentable, ni peut-être même d’avoir un budget constamment à l’équilibre. Peut-être. Mais c’est certainement leur devoir de pouvoir sortir le portefeuille en cas de besoin – et ces besoins sont nombreux. Plan de relance, de soutien, aide à la sortie, quel que soit le nom que l’on donne à ces aides, le résultat est le même : les politiques de lutte contre la crise ont creusé l’endettement des Etats vers des niveaux jamais atteints. Et alors que les doutes se multiplient sur leur solvabilité et leur capacité à emprunter de nouveau, l’heure du krach obligataire semble se rapprocher à grands pas.
[Quelle stratégie obligataire adopter en 2010 ? Découvrez les réponses des spécialistes du marché obligataire dans le dernier MoneyWeek. Si vous n'êtes pas encore abonné, n'attendez plus et profitez de tous nos conseils pour seulement 14 euros par mois]
2. La contagion de la crise des subprime aux prime. La crise a été déclenchée par les subprime, ces crédits immobiliers accordés de manière plus qu’inconsidérée à des ménages incapables de rembourser leurs dettes. Crédits qui avaient ensuite été titrisés et avaient fini par infecter la finance en son entier. Mais progressivement, comme nous l’avions prévu, les défauts de paiement se sont étendus à des foyers qui ne rentrent pas dans la catégorie des « à risque », en particulier à cause d’un type de crédits particulièrement vicieux, les crédits ARM. Conclusion, de plus en plus d’Américains se retrouvent à la rue et les crédits immobiliers pourris n’en finissent pas d’empoisonner les banques.
3. L’assainissement des banques est loin d’être terminé. En parlant de banques et d’actifs pourris, la fosse à purin n’a pas été vidée contrairement à ce que clament de nombreux établissements bancaires. Ils ont été rachetés par les banques centrales, transférés dans des structures créées ad hoc, les bad bank, rien n’y fait, de très nombreux crédits pourris croupissent encore dans les bilans des banques. Combien ? Personne ne le sait vraiment. Les règles comptables n’ont cessé de changer avec la crise et aujourd’hui bien malin celui qui peut faire un bilan ne serait-ce un peu réel de ce que possède les banques.
4. La reprise sans emploi est une absurdité. Nous avons longuement souligné dans ces lignes l’impossibilité d’une reprise alors que le modèle du consommateur occidental a été mis à bas par la crise. La poursuite des destructions d’emplois en Europe mais aussi aux Etats-Unis finira par démontrer que, tant que la consommation dans les BRIC n’aura pas pris le relai de l’ex-frénésie acheteuse des Américains, l’économie ne pourra pas réellement se reprendre. En attendant, les gouvernements essaient de masquer – de manière assez pitoyable de notre point de vue – la réalité du chômage. La dernière publication des chiffres de l’emploi américain est une démonstration magistrale de la manipulation des statistiques par les gouvernements : 20 000 emplois ont été supprimés en janvier, mais par magie le taux de chômage chute de 10% à 9,8%.
5. La remonétisation de l’or. C’est un sujet cher à Simone Wapler. Par la faveur de la crise, les monnaies fiduciaires ont démontré leurs limites, ce qui profite à l’or qui va servir de nouveau d’étalon. C’est d’ailleurs ce qui est en train de se passer car l’or augmente en euros, comme vous l’explique Simone dans MoneyWeek.
Voilà les points sur lesquels nous avions raison. Parmi nos hypothèses qui ne se sont pas encore réalisées, celle d’une hyperinflation est encore en débat parmi nous. Bill Bonner pense que les banques centrales, malgré tous leurs efforts, ne réussiront pas à susciter d’inflation – et donc pas d’hyperinflation. En effet, pour Bill, nous sommes en dépression avec une déflation de tous les actifs et donc des prix.
Pour Simone, au contraire, l’inflation est un scénario probable. Une inflation qui se fera par les matières premières. En effet, les vendeurs de matières premières – assistant à la dévaluation de la valeur réelle du dollar – exigeront de plus en plus de billets verts en échange de leur baril de pétrole, de leur lithium ou encore de leurs boisseaux de céréales. Ce qui fera flamber le prix de ces actifs, et par effet boule de neige, celui de tous les actifs.
Et vous, cher lecteur, pensez-vous que l’inflation est inévitable ? Partagez avec nous votre analyse de la situation sur le site de MoneyWeek.
- Le 5 février, tombait un graphe Bloomberg presque désinformateur, un graphe qui sous-entendait que l’or était dans une mauvaise posture. Voici son titre : » la baisse brutale de l’or pourrait continuer tandis que le dollar remonte ». Dans MoneyWeek, Simone décrypte le cours de l’or en dollars et en euros. Un article à découvrir en continuant votre lecture…
- En 2010, privilégiez les sous-évalués. C’est en tout cas, ce que vous conseille Régis Bégué, directeur de la gestion actions chez Lazard Frères Gestion dans MoneyWeek. Dans sa ligne de mire des valeurs comme Ericsson, Man Group et Merck KGaA. Une stratégie d’investissement à découvrir en poursuivant votre lecture…
Bonjour,
Bill Bonner Je pense comme Mr Bill Bonner que <>. Nous sommes en dépression avec une déflation de tous les actifs et donc des prix comme a connu le Japon à la fin des années 80 et qui n’a jamais pu malgré des taux 0 de la BOJ s’en sortir !
J’ai une question à vous poser : – quel actif protège de la déflation ?
Bien Cordialement,
Jean Laurent
Bonjour,
Aucun actif ne protège réellement de la déflation. L’or peut jouer ce rôle, dans une moindre mesure. Simone Wapler, que j’ai interrogée à ce sujet, suggère des obligations d’Etat à rendements fixes dans la monnaie dans laquelle vous vivez — et uniquement si vous faites confiance à votre Etat.
Je pense qu’une inflation brutale peut toucher des matières premières, particulièrement le pétrole car avec la Grèce et les autres on oublie un peu que nous ne sommes pas à l’abri d’instabilité politique dans plusieurs régions. Une inflation importante peut toucher le blé, le maïs et le riz, aliments de base qui peuvent générer justement des troubles s’ils sont en pénurie. Je pense enfin que la crise immobilière va revenir ce printemps car bien des situations de surrendettement vont réapparaitre à nouveau. Quel investissement faire actuellement? Retirer ses bénéfices pour fin mars, se retirer des marchés et peut-être investir dans un carré de salades car au moins on y verra pousser quelque chose en attendant que le vent tourne.
Bonsoir,
l’hyper-inflation va se vraiment commencer quand va être annoncé, sans doute très prochainement, la mise en oeuvre d’une forme de solidarité financière entre états de la zone Euro (ces fous de socialistes l’appellent déjà et sans ambiguité, cf Hollande et Strauss-Kahn): en effet, cette annonce va donner le signal de l’irresponsabilité totale, et déclencher la foire au n’importe-quoi budgétaire par presque tous les états de la zone Euro qui dans l’ordre du niveau du risque sont: Grèce, Portugal, Irlande, Espagne, GB, Italie, France etc….Le « Cousin Germain » va payer pour tous!
Cette décision induira immédiatement un effondrement de l’Euro (-30 % sans doute), et donc hyper-inflation: CQFD!
Merci de me dire ce que vous pensez de ce raisonnement.
Bonsoir,
Je ne suis pas économiste, je donne que mon humble avis qui résulte de mes observations et de ma réflexion.
Je choisis l’option hyperinflation. Mais qu’est ce qui engendre l’hyperinflation? Pour moi, c’est prérentiellement le mécanisme de la Dette (suscité par nos modèles économiques et les volontés politiques associées) qui en est la cause. Rien de nouveau sous le soleil, se tourner vers les castatrosphes économiques présentes ou passées : Zimbabwe, Argentine, Turquie,.. l’Allemagne hyper-endettée à la sortie de la première guerre mondiale écrasé par le remboursement de sa dette. Certes, un pays peut se retrouver dans une telle situation à cause de catastrophes de tout ordre (guerres, isolement économiques et politiques,…) qui engendrent une baisse de production et une rareté des produits de consommation avec en face une demande forte. Mais davantage, le jeu économiques et politiques est tel que les dettes sont entretenues et ne cessent de gonfler au dépend des peuples, pour le profit d’une minorité. Il y a bien une limite à cela. N’y est-on pas arrivé là, avec les PIGS en général, la grèce en particulier, mais aussi peut-être avec un nouveau tour pour la Léthonie, la Lituanie, … ou encore dans un futur très proche avec le Royaume-Unie, les Etats-Unis ou le Japon?
Qu’on arrête de nous prendre pour des C…. !!!
Je penche pour une inflation en Europe (quelque soit le devenir monétaire: éclatement de la zone euro ou pas), cas de figure différent du Japon (mais jusqu’à quand les japonnais financeront l’endettement avec pour contrepartie une rémunération quasi nulle?)
Bonjour Mr Krach (ou effondremment global) puis bonjour Melle Hyperinflation.
Cordialement
L’inflation vient soit de la baisse de l’offre soit de l’augmentation de la demande (solvable).
La demande est en dépression dans les pays riches et dans la majorité des autres.
La réduction de la production de matières premières est tentante pour les pays producteurs, s’ils étaient réellement maîtres de leurs ressources et pouvaient s’entendre. Ce qui n’est pas le cas. Ils sont donc inféodés à l’évolution du dollar et à la politique des USA.
Mais ils ne le sont pas autant envers les autres devises, ni à l’Euro en particulier. Rien n’interdit donc de penser que lorsque les USA auront fini d’exporter leur déficit par un dollar faible, l’Euro se mettra à baisser et l’inflation sur les importations à démarrer en Europe. Les pays fortement exportateurs, tels que l’Allemagne, seront plus à l’abri que les autres et les tensions induites viendront peut-être à bout de l’Euroland…
A mon avis, l’inflation monétaire est déjà installée et les valeurs mobilières et biens immobiliers sont surévalués par rapport aux rendements espérés (PER). Nous allons assister à une déflation lente dans une économie perfusée et moribonde jusqu’à la perte de confiance des investisseurs et spéculateurs envers les acteurs économiques majeurs et envers les finances des états. Cette perte de confiance sera déclenchée par un évènement non identifié à ce jour, mais dont la perception sera impulsive et hautement subjective.
L’inflation du cout de la vie viendra vraiment lorsque les investisseurs voudrons se débarrasser de toute la monnaie de singe et des assignats (emprunts) sans valeur
Perso je pense qu’on s’achemine vers une bonne déflation sur un an puis avec l’amorce de reprise « vraie » une mééga inflation…. de rattrapage certes, mais qui sera aussi dure à enrayer que celle des années 80.
Merci à tous pour vos très intéressants avis sur la déflation/inflation. Manifestement, c’est un sujet qui vous intéresse, nous allons donc revenir dessus dans les jours qui viennent aussi bien dans MoneyWeek que dans la Quotidienne.
il n y aura hyper inflation que lorsque la demande,la confiance,la croissance seront là !la demande et la croissanc ne viendront pas de l europe ou des USA ,dumoins d ans l immediat mais de la demande interieure des emergents et cela prendra dutemps et il faudra creuver un bon nombre de bulles entre temps!!!nous entrons dans un nouveau monde danslequel le centre sera l ASIE.Ma question est donc la suivante:comment investir aujourd’ui ,a + OU – long terme ,en actions et obligtions des pays asiatiques les plus credibles ?
Bonjour,
Une simple question au sujet de l’or – après des questions récemment adressées à Mme Wapler dont j’apprécie notamment l’éditorial dans Moneyweek hebdo. – dont il est souvent question dans vos différentes analyses.
Admettons que l’once atteigne des sommets en dollars : si le dollar s’écroule, en sera t’on vraiment plus « riche » ?
Merci de votre réponse.
Bonjour,
Vous ne serez pas plus riche si le dollar s’effondre mais grâce à l’or, au moins, vous ne devriez pas l’être moins. L’or vous sert de couverture, de protection.
Cécile Chevré