MoneyWeek
> Abonnement à MoneyWeek
Accueil téléphonique :du lundi au vendredi entre 9h-12h et 14h-16h au 01 44 59 91 16
Accueil téléphonique :du lundi au vendredi entre 9h-12h et 14h-16h au 01 44 59 91 16
Par La Rédaction de MoneyWeek, le 5 février 2010
La Banque d’Angleterre (BoE) s’y est résolue. Enfin, presque. Hier, elle a décidé de ne pas “prolonger, ni relever son programme, déjà effectué, de 200 milliards de livres d’achats d’actifs”, apprend-on de L’Agefi. Pour le moment.
Pour rappel, le quantitative easing, assouplissement quantitatif, s’inscrit dans les mesures de politique monétaire non conventionnelles, consistant notamment à acheter des obligations, à reprendre les actifs douteux de banque ou à les garantir. Mis en place fin 2008 aux Etats-Unis et courant 2009 en Europe, celui-ci touche à sa fin.
Comme le soulignait récemment notre journaliste Alexandra Voinchet, il est primordial de trouver le moment opportun pour mettre un terme à cette pratique. Citant Patrick Moonen, stratégiste d’ING Investment Management, elle insistait sur le fait que “tout retrait de liquidités par les banques centrales sera un exercice long et délicat. S’il se fait trop tard, les risques d’un retour brutal de l’inflation réapparaissent. S’il se fait trop tôt, le risque est que l’économie ne retombe dans la récession”.
D’ailleurs, ce n’est qu’à demi-mot que la BoE a annoncé la fin de son programme de quantitative easing. Elle a ainsi déclaré qu’elle allait “continuer à surveiller le niveau approprié du programme de rachats d’actifs et que des rachats supplémentaires pourraient être effectués, si les perspectives l’exigeaient”. Parmi les facteurs évoqués qui conduiraient à faire rechuter l’activité, “les conditions de crédit qui demeurent restrictives” et l’état désastreux “des finances des secteurs public et privé”.
Les économies pourront-elles s’en passer ? Les analystes divergent sur la question. Peter Westaway, de Nomura, affirmait ainsi dans le Financial Times que le quantitative easing avait eu, au moment de son introduction en Angleterre, “un véritable effet”, en permettant de réinstaurer la confiance dans le système. A contrario, pour Danny Gabay de Fathom Consulting, ses effets auraient été “peu convaincants”.
Chez MoneyWeek, nous n’avons cessé de tirer la sonnette d’alarme sur le rythme effréné que poursuit la monétisation de la dette, entretenu par le quantitative easing et le rachat en sous main par les banques centrales des émissions. On ne pourra donc que se réjouir de la décision anglaise.
Arnaud Lefebvre