Immobilier

Abaissez vos coûts avec une agence immobilière low cost

Par La Rédaction de MoneyWeek, le 22 décembre 2009

Acheteur ou vendeur, vous savez que le prix du mètre carré n’est pas la seule variable qui rentre en compte dans la négociation de votre bien immobilier. Il vous faut aussi intégrer les taxes et frais divers qui viennent gonfler la note. Et, surtout, les commissions d’agence, qui rémunèrent l’agent immobilier pour ses efforts destinés à permettre la visite de la villa ou de l’appartement mis sur le marché.

L’ennui, c’est que cette commission peut se négocier, sauter, mais, en France, elle peut également coûter cher : jusqu’à 6,5% du prix du bien, contre 1,47% en Grande-Bretagne. Ce qui fait des professionnels français les plus chers d’Europe, comme le pointait Jacques Attali dans son rapport sur la modernisation de l’économie française. Internet modifie la donne.

Quand les agences traditionnelles, indépendantes ou en réseau, supportent des coûts de structure élevés, le Web fait fi des locaux commerciaux budgétivores. Du coup, des sites comme Efficity.com, pionnier du genre depuis 2007, m2.fr ou Lowcostappart.com débarquent sur le marché en cassant les prix.

Le premier, fondé en 2007 par Christophe du Pontavice et Malek Abi-Khalil, ramène sa commission à… 1% du prix obtenu. Ou encore à 3% avec l’assistance d’un négociateur. Et, selon ses créateurs, l’acquéreur peut ainsi économiser jusqu’à 30 000 euros. Quant au propriétaire, il y gagne en rapidité.

D’ores et déjà, le site revendique plus de 52 000 candidats à l’accession à la propriété, pour un stock de plus de 5 200 annonces. D’autres se sont engouffrés dans la brèche, sur Paris-Île-de-France, mais aussi en province : Lowcostappart. com, 123webimmo.com, Negoforyou.fr ou Immolowcost31.com, dans les environs de Toulouse.

Des transactions plus rapides
Le principe : "Le vendeur met en vente son bien sur l’agence virtuelle en le décrivant de manière plus ou moins complète, y compris avec des vidéos ou des photos panoramiques à 360 degrés, après l’avoir estimé via un questionnaire en ligne", résume Christophe du Pontavice, qui propose également une carte des prix au mètre carré, immeuble par immeuble, même si, pour l’instant, ce service est limité aux vingt arrondissements parisiens.

Le site sélectionne les candidats les plus sérieux après avoir affiné le prix du bien en y dépêchant l’un de ses experts, avant d’organiser un rendez-vous entre l’acheteur potentiel et le propriétaire. Celui-ci, assisté d’un expert, organisera la visite d’un bien qu’il connaît par coeur.

Aux deux parties, ensuite, de conclure ou non la transaction. "Ceux qui auraient peur de se jeter tout seuls dans le bain de la négociation peuvent solliciter l’assistance d’un agent immobilier, dépêché sur place depuis une plate-forme téléphonique", poursuit-il.

Dans tous les cas, les deux parties doivent d’abord s’assurer que le site a reçu toutes les habilitations et cartes professionnelles délivrées par la Fnaim, la Fédération française de l’Internet immobilier (FF2I) et autres organismes ou ordres professionnels du secteur. Des frais d’agence écrasés, des transactions plus rapides : l’agence low cost devrait s’imposer doucement en France.

Mais les acteurs traditionnels du secteur n’ont pas dit leur dernier mot : certains réseaux ont lancé leur propre vitrine virtuelle. Pour le plus grand bien des candidats à l’accession à la propriété.

Vincent Bussière

Première parution le 26 novembre dans MoneyWeek numéro 59

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