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Par La Rédaction de MoneyWeek, le 23 décembre 2009
"Veolia défie la SNCF dans le TGV" titre Le Figaro ce matin. Selon le quotidien, Trenitalia et Veolia serait sur le point de signer un accord pour faire rouler en France les TGV de l’opérateur public italien Ferrovie dello Stato, à partir de 2012.
La libéralisation du trafic international va faire sa première victime : la SNCF. En effet, Ferrovie dello Stato veut profiter du réseau ferroviaire français et y faire rouler ses TGV en s’associant avec Veolia. Selon le quotidien, les deux groupes sont "prêts à dégainer" dans la mesure où Veolia avait initialement prévu de mettre en place le projet avec Air France. Celui-ci ayant été avorté au bout d’un an, le travail accompli fournit une bonne base de lancement.
La SNCF, de son côté, a du mouron à se faire, même s’il reste au moins deux ans avant que les premiers trains concurrents ne circulent entre Paris, Rome et Milan. Déjà concurrencée sur le fret par d’autres groupes, c’est désormais au tour de sa division voyageurs d’être attaquée. Toujours selon le Figaro, la force de frappe de Veolia-Trenitalia réside dans ses coûts d’exploitation 30% moins cher que ceux de la SNCF, régime des cheminots oblige. Certains esprits moqueurs disent déjà qu’au moins, les voyageurs n’auront plus à subir de grève lors de leurs périples.
Quoi qu’il en soit, à MoneyWeek, nous avions déjà souligné les enjeux du rail liés à l’internationalisation du transport lors de l’alliance avortée entre Air France et Veolia. La journaliste Ingrid Labuzan anticipait alors la "guerre du rail". D’autre part, avec le plan de relance mis en place pour le rail français, il est temps pour les investisseurs de lorgner sur certaines valeurs du secteur ferroviaire.
Christophe Didier