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Par La Rédaction de MoneyWeek, le 3 décembre 2009
La grisaille s’installe pour les loueurs d’immobilier d’entreprise des grandes capitales. Alors que le Salon de l’immobilier d’entreprise s’est ouvert hier à Paris, une étude de CB Richards Ellis rapporte que sur 179 villes étudiées, plus de 130 métropoles ont vu les loyers de leurs bureaux décliner. A Paris notamment, le loyer chute de 10,7%.
Après l’effondrement des investissements en bureaux neufs au cours de l’année 2008, c’est au tour des valeurs locatives de dégringoler. En effet, l’étude de CB Richards Ellis montre que pour 130 métropoles, les loyers de leurs bureaux enregistrent un recul en moyenne de 7,7% sur un an, et pour 50 d’entre elles la chute dépasse les 10%.
Et C’est Kiev qui est la plus touchée, avec une baisse de 65% des coûts d’occupation supportés par les locataires. Et les villes les plus chères n’échappent pas à cette correction des coûts locatifs : l’Ouest de Londres (marché de bureaux le plus cher au monde) a revu ses loyers à la baisse de 18% à 1 359 euros le mètre carré par an et le centre ville de Hong Kong de 41% à 1 012 euros le mètre carré par an ; de son côté Paris enregistre une diminution de 10,7% des coûts locatifs à 901 euros le mètre carré par an ; outre-Atlantique, New York a également corrigé ses coûts locatifs de 30%.
Et il semble que ce déclin ne soit pas uniquement le fruit de la crise immobilière, mais qu’il s’agit également d’une correction des prix ayant connu les plus fortes flambées spéculatives. Ainsi, en dépit de la crise immobilière qui frappe Dubaï de plein fouet, ses prix diminuent de 27% tandis que qu’Abu Dhabi, riche en hydrocarbure et donc moins menacé par la crise structurelle, enregistre un recul de 39%.
En août dernier, Chloé Consigny recueillait les propos d’experts à l’occasion d’une table ronde au sujet du marché de l’immobilier afin de vous conseiller et de vous faire profiter du nouvel équilibre de l’immobilier tertiaire : "Que ce soit pour la location de bureaux ou de commerces, les locataires sont aujourd’hui en position de force. Les propriétaires préfèrent abaisser leurs loyers afin de conserver leurs locataires sur des baux de trois, six ou neuf ans, plutôt que de risquer de se retrouver avec des actifs vides. Le rabais des loyers peut atteindre jusqu’à 15% dans certains cas. En ce qui concerne les locaux commerciaux, nous assistons à un changement d’habitudes des consommateurs. Certaines enseignes constatent que leurs ventes sur Internet sont en très forte hausse.
Par ailleurs, nous assistons à un déplacement des commerces des banlieues vers les centres-villes. A Paris, par exemple, des boutiques telles que Daily Monop gagnent du terrain. En province, de nombreux discounters s’implantent dans les centres-villes. A l’avenir, les investisseurs devront composer avec ces nouvelles évolutions." Pour en savoir plus…
Mais toutes les places ne subissent pas le même sort, ainsi la ville d’Aberdeen (Ecosse) a vu ses coûts locatifs progressés de 12%, idem pour Rio de Janeiro. Au total, 41 villes ont tiré leur épingle du jeu.
Giovanni Etelbert