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Par La Rédaction de MoneyWeek, le 4 décembre 2009
François Roussely, ancien président d’EDF et actuel vice-président du Crédit Suisse pour l’Europe, vient d’être chargé par Nicolas Sarkozy d’une "étude approfondie" sur "l’évolution du nucléaire civil à l’horizon 2030".
Autrement dit, il doit réfléchir à l’avenir du nucléaire civil pour la France, quelles stratégies, quelle place pour l’Etat, quels partenariats… et fixer des objectifs échelonnés jusqu’à 2030. Mais ce rapport ne se contentera pas de ne s’intéresser qu’à la filière nucléaire elle-même : les questions environnementales à travers les déchets nucléaires et les problèmes potentiels de santé publique devront aussi être étudiés.
Le rapport doit être remis fin avril, et François Roussely devra s’entourer comme exigé par le président d’un petit groupe "d’experts de haut niveau". Ce mardi, une réunion s’est déjà déroulée regroupant Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, Anne Lauvergeon, patronne d’Areva, Gérard Mestrallet, PDG de GDF-Suez, et Henri Proglio, nouveau patron d’EDF.
Ce dernier a déjà avancé qu’un partenariat entre Areva et des industriels français comme étrangers serait plus que souhaitable. Mais il ne veut pas pour autant d’une restructuration totale du nucléaire français ; aussi rejette-t-il l’idée d’une participation d’EDF chez Areva, son éternel concurrent dans le nucléaire.
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, veut par ce projet renforcer l’avance française en matière d’approvisionnement nucléaire. L’alliance temporairement formée par EDF, GDF-Suez, Areva et Total attend actuellement l’issue de l’appel d’offres de 40 milliards de dollars lancé par Abou Dhabi pour l’installation de centrales nucléaires sur son territoire. Mais pour vous, investisseurs, nous vous conseillons d’attendre aussi quelques temps : le nucléaire nous semble un secteur encore risqué.
Clara Van Kote