Economies

Aux Etats-Unis, le fort taux chômage et l’ampleur du déficit sont liés

Par La Rédaction de MoneyWeek, le 4 décembre 2009

1 400 milliards de dollars, c’est le déficit américain atteint fin septembre, selon les statistiques du Trésor américain. Ce gouffre financier limite la marge de manoeuvre de l’administration Obama, qui est confrontée à un taux de chômage record depuis 1983, à 10,2% de la population active.

Pourtant le plan de relance américain est fondé sur l’expansion du déficit de type keynésien pour sortir "la première économie mondiale" de la tourmente. En effet, le gouvernement a multiplié les mesures pour encourager la consommation, comme le très célèbre clash for clunkers, l’équivalent de notre prime à la casse. Mais ce sont les constructeurs étrangers, qui ont le plus bénéficié de ce dispositif, au grand dam des industriels américains.

Même si le PIB américain retrouve un semblant de croissance, la question du chômage reste épineuse outre-Atlantique. Chez MoneyWeek, nous écrivons souvent qu’un chômeur ne consomme pas, ce qui entraîne des conséquences sur toute l’économie du pays. Plus il y a de chômeurs et moins il y a de consommateurs pour absorber les biens produits, dès lors le PIB stagne ou pire se contracte.

D’ailleurs, Barack Obama a alerté les grands groupes du pays (Boeing, Google…) sur le besoin de créer des emplois, tellement les destructions ont été importantes ces derniers mois. Il a réitéré que l’économie était en voie de stabilisation mais que le spectre du chômage menaçait la reprise. Hier, à la Maison Blanche, il déclarait : "Nous ne pouvons pas nous accrocher au passé et espérer le meilleur lorsque nous avons perdu autant d’emplois".

Il n’y pas de recettes miracles pour combler un déficit et atténuer le chômage, il faut de la croissance soutenue et durable. Les mesures artificielles comme la prime à la casse, ou l’émission monétaire en faisant tourner la planche à billet, ne permettent pas de retour à l’équilibre à long terme.

L’année 2010 sera pleine d’incertitude, quant à une reprise économique, aux Etats-Unis, comme pour les autres pays affectés par la crise.

Ryadh Benlahrech

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