Actions

Louis Gallois répond aux détracteurs d’EADS

Par La Rédaction de MoneyWeek, le 7 décembre 2009

Le président d’EADS Louis Gallois a fait savoir dans le Financial Times de ce matin, que le groupe ne ferait pas appel aux actionnaires pour financer le programme de l’A350, dont le coût des retards est estimé à 12 milliards d’euros.

"Nous disposons de plus de 8 milliards d’euros nets en trésorerie. Quand vous êtes dans une telle situation, vous ne demandez pas de financements à vos actionnaires". C’est ce qu’a affirmé le président d’EADS au sujet du programme de l’A350 qui a pris du retard, à l’instar d’autres avions Airbus, ayant un impact sur la trésorerie.

D’autant plus que Dubaï – qui a commandé près de 58 A380 superjumbos et qui traverse une crise de confiance économique – est l’un des principaux clients d’Airbus, ce qui pourrait entraîner des conséquences fâcheuses sur l’avenir de l’avionneur : baisse voire annulation de commandes, retards de paiement, etc… Que nenni, répond Louis Gallois, car "les Emirats ont un modèle économique qui marche et qui est très bien géré".

L’avion de transport en matériaux composite doit voir le début de sa production en 2010 pour être livré en 2013. EADS doit composer aussi avec son A400M, l’avion militaire également en retard ainsi que le A380 qui connaît encore des soucis de production.

Louis Gallois reconnaît la difficulté du marché actuel mais semble rester confiant. Car les demandes étant en baisse, cela permet au groupe de se concentrer sur les problèmes et les résoudre, même si cela doit peser encore sur la trésorerie.

Christophe Didier

Partager l'article
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • LinkedIn
  • Netvibes
  • StumbleUpon
  • Twitter
  • viadeo FR
  • Wikio FR

Les commentaires sont fermés pour cet article.

La suite de l'actualité