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"La Chine poursuivra en 2010 sa politique monétaire ‘souple’", nous apprend L’AFP.
Imaginez un instant. C’est la nuit, la victime appelle à l’aide, crie et supplie, mais le super-héros fait la sourde oreille. Pire, il se moque ouvertement de notre pauvre victime : si elle se trouve en danger, c’est de sa faute.
C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui. Il y a 15 jours, Obama s’est rendu en Chine pour essayer de convaincre Pékin de réévaluer le yuan. Rappelons que la devise chinoise est accrochée au dollar. Quand celui-ci plonge, le yuan aussi.
Rebelote une semaine après, c’est cette fois les Européens, craignant que l’euro soit la grande victime de cette course à la dépréciation, qui ont essayé de convaincre les Chinois de laisser s’apprécier le yuan.
Deux tentatives, deux échecs : le super-héros résiste.
Pékin, à juste titre, a renvoyé la balle aux Américains. Après tout, ils sont responsables de la chute du dollar. C’est eux qui ont laissé la bulle des subprime gonfler et exploser et c’est la Fed qui depuis le début de la crise ne cesse de produire du dollar et précipite sa dévaluation en laissant ses taux directeurs au plancher. Si les Etats-Unis veulent que le dollar cesse de se déprécier, qu’ils remontent les taux. Simple.
Quant aux Européens, ils ont tout simplement été accusés de vouloir nuire aux intérêts de l’empire du Milieu en cherchant à affaiblir sa force de frappe exportatrice.
Que pensez-vous du comportement du super-héros censé tous nous sauver ? Vous croyez vraiment que la Chine agira en sauveur de l’économie mondiale ? A MoneyWeek, nous doutons fortement que l’objectif principal des camarades capitalistes soit de sauver un capitalisme occidental mondialisé.
Pour l’instant, Pékin a tout à gagner d’un yuan affaibli qui favorise ses exportations. Comme nous l’expliquons depuis plusieurs mois, l’économie chinoise est toujours très dépendante des exportations, malgré de certains efforts pour développer son marché intérieur. Pékin mise encore sur l’exportation.
Voici ce que nous apprenons dans Les Echos : "La Chine a décidé d’une relance gigantesque de 14% de son PIB (contre 2% en France) ; tout le monde la félicite. Elle devient un ‘moteur’ qui se substitue à l’américain, défaillant. Mais, dans le contenu de son plan, on déplore pourtant une part destinée à augmenter la consommation intérieure encore faible et une part supérieur pour les investissements dans les infrastructures et les capacités de production".
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L’empire du Milieu ne semble pas avoir envie de se mêler de politique économique internationale. Que les Américains se débrouillent avec les conséquences de leur crise, après tout le gouvernement chinois fait déjà beaucoup en achetant sans trop sourciller la dette américaine… jusqu’à ce qu’ils se décident à lâcher le dollar…
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