MoneyWeek
> Abonnement à MoneyWeek
Accueil téléphonique :du lundi au vendredi entre 9h-12h et 14h-16h au 01 44 59 91 16
Accueil téléphonique :du lundi au vendredi entre 9h-12h et 14h-16h au 01 44 59 91 16
Par La Rédaction de MoneyWeek, le 8 décembre 2009
Dans notre cher pays, le déficit budgétaire est passé de 60,7 milliards d’euros en octobre 2008 à 134,8 milliards cette année, soit un peu plus du double. Pourtant, le chômage continue d’augmenter, les entreprises de disparaître et les banques de s’enrichir. Vivement 2010 ?
Au total donc, l’Etat français a dépensé au total 303,2 milliards d’euros contre 293,4 milliards un an plus tôt, et a enregistré des recettes de 186,2 milliards d’euros à fin octobre contre 239,9 milliards en 2008.
Les chiffres publiés par le ministère du Budget sont très mauvais. Le déficit a plus que doublé en un an, sans pour autant provoquer une relance véritable puisque la croissance du PIB en Hexagone était toujours proche du nul le trimestre dernier, à 0,3%.
Christine Lagarde disait il y a trois semaines que l’économie française se stabilise, à l’image de l’emploi. C’était avant la publication des chiffres du chômage qui a enregistré une nouvelle recrudescence des demandeurs d’emplois en novembre, provoquant un tollé. Force est de constater que la politique menée sur ce terrain par le gouvernement est inefficace.
Ce creusement du déficit s’explique, selon le gouvernement, par "l’incidence de la conjoncture économique sur l’évolution des recettes et, à hauteur de 31,3 milliards, par l’effet des mesures du plan de relance". Oui c’est sûr les recettes sont en baisse ; mais les mesures fiscales mises en oeuvre dans le cadre du plan de relance ne représentent que 14,8 milliards sur les 49,4 milliards de perte d’une année sur l’autre.
Et malgré cela, tous les observateurs s’accordent à dire que le quatrième trimestre sera meilleur que prévu. Il paraît même que le PIB français va croître de 0,6% selon la Banque de France, qui vient de réviser son taux de +0,1 points. Elle se base notamment sur son indicateur du climat des affaires dans l’industrie pour faire ses calculs. Soit. Et après ?
Car au final, la question n’est pas de savoir si le quatrième trimestre sera meilleur ou non, mais plutôt quand la France renouera réellement avec la croissance. Car pas de croissance, pas d’emploi. Et pas d’emploi…
Christophe Didier