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Comme nous, vous craigniez pour l’avenir de la Grèce ? Vous aussi, vous vous disiez qu’une dette publique atteignant les 113,4% du PIB (et 135% en 2011) risquait de faire vaciller un Etat et qu’une dégradation sévère des agences de notations mettait en péril la capacité d’emprunt et donc de financement d’un gouvernement ?
Que nenni, naïfs que nous sommes, le premier ministre grec George Papandréou a tenu à rassurer les marchés – pas si inquiets que cela puisque le CAC 40 a terminé en hausse de 0,70% et l’Euro Stoxx 50 de 0,79% –, la Grèce va réduire son déficit (actuellement à 12,7%) sous la barre des 3%, soit le déficit maximum autorisé par l’Union européenne.
Bien, maintenant que nous en savons un peu plus sur les intentions de la Grèce – libre à vous d’y croire ou pas –, la question est la suivante : comment le pays va-t-il faire pour réduire aussi drastiquement (le diviser par 4 tout de même) son déficit ?
Première solution : mettre en place une politique qui ferait passer Margaret Thatcher pour une dangereuse gauchiste. L’Irlande, pays plus que menacé par la faillite, s’est d’ailleurs décidé à pratiquer cette méthode de main de fer dans un gant de titane : le gouvernement s’est d’ailleurs engagé à réduire de quatre milliards d’euros les dépenses publiques en 2010. Pour cela, pas de secret, le nombre de fonctionnaires va se réduire comme neige au soleil, la protection sociale va avoir du plomb dans l’aile et last but not least, la taxation sur la bière (et le vin) va flamber…
La Grèce ne semble cependant pas décidée à faire payer son ouzo plus cher, ni à se débarrasser de tous ses fonctionnaires, ou presque. Politique de rigueur, d’accord, mais pas à l’irlandaise.
Autre solution pour la Grèce : sortir de la Zone euro pour retrouver une monnaie qu’elle pourrait dévaluer à souhait, ce qui lui permettrait d’alléger d’autant sa dette.
Là encore, Papandréou balaie les inquiétudes d’un revers de main, comme le rapporte Reuters : "Cette possibilité-là n’existe pas. Deux des Européens les plus éminents et qui connaissent très bien l’économie – le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, et le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet – ont dit que nous ne serions pas en défaut (de paiement)".
Si Jean-Claude Trichet nous assure que la Grèce pourra faire face à sa dette sans quitter la monnaie unique, alors nous sommes bien évidemment définitivement rassurés.
Après tout, Jean-Claude, parmi ses grands et nombreux mérites, a celui de ne pas faire broncher les marchés à la moindre de ses déclarations. Rien à voir avec Bernanke qui s’applique avec une régularité de coucou suisse à laminer le dollar par ses déclarations sur le maintien de taux au plus bas pendant très très longtemps. Non, quand Jean-Claude s’exprime, les marchés ne lèvent même pas un sourcil…
Un président de Banque centrale impuissant et une monnaie non-nationale, voilà qui nous fait penser que l’euro n’est pas une monnaie si idiote que cela. Ne dépendant pas d’un gouvernement en particulier, elle ne peut pas être manipulée à loisir selon les besoins de l’Etat. Et en ces temps troublés, ce n’est peut-être pas une si mauvaise chose.
- 40% de hausse depuis octobre 2008, voici ce que vous avez gagné grâce à Telenet en suivant le conseil de Denis Sarget. Une valeur qui se porte toujours très bien comme l’explique Denis dans MoneyWeek : "L’action de ce groupe belge de télécommunications affiche même une insolente progression de 50% depuis le début de l’année, tandis que, dans le même temps, les entreprises du secteur font grise mine. Le cours de l’opérateur historique du plat pays, Belgacom, s’effrite, celui de France Télécom est en baisse sensible de 13% en 2009. De son côté, l’action Telenet se porte bien". Les conseils de Denis rapportent, alors qu’attendez-vous pour en profiter en vous abonnant dès à présent à MoneyWeek.
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