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Par La Rédaction de MoneyWeek, le 17 décembre 2009
Huit jours après l’agence Fitch, c’est au tour de Standard & Poor’s de dégrader la dette souveraine de la Grèce. Hier, S&P a abaissé d’un échelon la note grecque. La conséquence sur les marchés financiers a été immédiate. D’après Reuters, les valeurs bancaires du pays ont reculé de 2,6%, ce matin à 10h GMT.
Les investisseurs sont inquiets par la mauvaise situation du pays, dont le déficit et la dette publique s’aggravent dangereusement. Plus inquiétant encore, selon des données de Barclays Capital, la rémunération des obligations grecques à dix ans explose, en raison de l’augmentation du risque de détenir des titres de la péninsule hellénique. En effet, elles sont désormais 260 points de base (2,6%) plus élevés que les obligations allemandes (Bund), qui servent de référence dans la Zone euro.
Par ailleurs, les credit défault swap (CDS) à cinq ans, qui reflètent le prix de l’assurance contre un défaut de paiement d’une dette souveraine, ont bondi à 251,8 points de base, toujours selon Barclays Capital.
Enfin S&P pourrait encore dégrader la note de la Grèce, si aucune mesure n’est prise par les autorités du pays. Pour éviter ce nouvel accroc, le ministre grec des finances, George Papaconstantinou va rencontrer des cadres de la BCE, dans la journée.
Toutefois, à l’heure actuelle, la situation de la Grèce reste toujours préoccupante pour les marchés. Conséquence directe : le dollar regagne du terrain face à l’euro, à 1,4346 dollar pour 1 euro.
Ryadh Benlahrech