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Par La Rédaction de MoneyWeek, le 6 novembre 2009
Nouveau non-sens de la Banque d’Angleterre, qui annonce jeudi l’intensification de ses efforts inefficaces. Sa politique de quantitative easing - impression d’argent pour revigorer l’économie – va s’accroître de 25 milliards de livres sterlings. Ces mesures s’élèvent au total à 200 milliards.
Les fonds engendrés par cette politique sont littéralement créés de toute pièce puisqu’ils ne sont ni empruntés, ni prélevés par l’impôt. Ils ne seront ni résorbés par le gouvernement, ni remboursés à un créancier.
Cet argent facile – même gratuit – permettra au gouvernement britannique de racheter sa propre dette nationale, maintenant ainsi des taux d’intérêt faibles sur ses bonds du Trésor, et lui permettant d’emprunter encore plus à faible coût.
Les fonds créés par la Banque d’Angleterre – qui lui coûtent autant à produire que des billets de Monopoly – s’élèvent actuellement à environ 12% du PIB du pays.
Pour MoneyWeek, l’alchimie monétaire concoctée par la Banque d’Angleterre a depuis longtemps franchi le seuil de l’absurde. L’impression de livres sterling, qui n’a pas suffi à enrayer le déclin du PIB du Royaume-Uni au troisième trimestre, est désormais le seul recours de la Banque nationale. Pas étonnant, donc, qu’ils intensifient ces mesures.
Henri Bonnère