Economies

Cécile Chevré

Un gourou dans le Buffett

Par Cécile Chevré, le 10 novembre 2009

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"Berkshire Hathaway : les profits triplent au troisième trimestre", titre La Tribune. Le fonds de Warren Buffett a annoncé de réconfortants profits – de 3,24 milliards – après de lourdes pertes liées aux subprime. Berkshire Hathaway s’est remis sur la voie des bénéfices grâce au rebond des Bourses et aux profits enregistrés par des sociétés comme Goldman Sachs.

Vous cherchez un gourou, cher lecteur ? Pourquoi ne pas choisir Warren ? Evidemment, il a laissé quelques plumes – d’une valeur de 10 milliards de dollars – dans la bataille des subprime. Comme l’expliquait Philippe Béchade dans La Chronique Agora, Buffett a fait plusieurs mauvais choix, au mauvais moment, en achetant des banques : "Warren Buffett avait donné l’exemple l’an passé en faisant son marché dès le printemps 2008. Il avait racheté des banques irlandaises… mais il s’en était mordu les doigts. Il avait récidivé au milieu de l’automne en rentrant en force dans le capital de Goldman Sachs, ce qui s’est avéré beaucoup plus payant".

Mais qui n’a pas souffert ? Après tout, le sage d’Omaha ne s’en sort pas si mal que cela. Goldman Sachs s’est transformé en pieuvre de la finance. La banque d’affaires engrange les bénéfices comme certains licencient – à tour de bras.

Buffett a des éclairs de génie. Il a misé dès l’année dernière sur la chute du dollar. Bien lui en a pris.

Aujourd’hui, il mise sur le chemin de fer. L’annonce a fait grand bruit la semaine dernière : Buffet s’est offert – pour 44 milliards de dollars – le réseau ferroviaire de Santa Fe, Burlington Northern Santa Fe. Un pari sur la reprise économique.

A MoneyWeek, nous nous sommes aussi intéressés au rail. Nous y avons consacré un dossier dans un précédent numéro [Abonnez-vous à MoneyWeek, et profitez de toutes nos archives et des recommandations de nos précédents numéros].

Pourquoi le rail ? Parce qu’il correspond à plusieurs mouvements de fond. Premier d’entre eux, les plans de relance, comme le disait Pierre Tenaud dans MoneyWeek : "Les plans de relance ont inondé le monde de liquidités. On oublie que cet argent frais ne s’est pas dirigé que vers les banques ou l’automobile. Ces plans vont également permettre un vaste mouvement de grands travaux, notamment dans le ferroviaire".

Deuxième raison, le rail est un moyen de transport écologique, du moins plus que l’avion ou la voiture. Et troisième raison, avec la reprise économique, le transport ferré devrait exploser dans de nombreux pays. Obama a promis un plan de 8 milliards de dollars pour rénover le réseau ferré américain et la Chine ou l’Inde misent sur le rail pour accompagner leur croissance économique. Voici ce qu’en disait Pierre dans notre dossier sur le train : "Selon Ignacio Barron, responsable de l’Union internationale des chemins de fer, l’empire du Milieu pourrait devenir, d’ici seulement quelques années, le premier fabricant de trains à grande vitesse au monde. Le plan chinois prévoit notamment la création, d’ici trois ou quatre ans, de 42 lignes à grande vitesse. Au total, 13 000 kilomètres de rails devraient être posés sur le sol chinois d’ici à 2013. Pékin va investir 293 milliards de dollars dans ce vaste programme."

A MoneyWeek, nous pourrions presque adopter Warren Buffett comme mascotte. Comme nous, il a un principe : n’investir que dans ce qu’il comprend. Dans le tout nouveau numéro de MoneyWeek, nous faisons le bilan de nos recommandations sur l’année passée. Quelles valeurs conserver, lesquelles vendre et lesquelles acheter ? Toutes les réponses dès jeudi 12 novembre en kiosque.

- Ecologie toujours. Après le rail, c’est aussi au traitement des déchets que nous nous sommes intéressés. Dans MoneyWeek, Denis Sarget s’est penché sur le cas d’Aurea, spécialiste du recyclage leader européen sur des créneaux très spécifiques : régénération d’huiles usagées, traitement des déchets de PVC ou des pneus usés, etc.

Aurea a souffert de la crise, mais les perspectives semblent se dégager : "Si, à court terme, l’horizon semble se dégager, à plus longue échéance les perspectives de la société paraissent toujours aussi florissantes. La sauvegarde de la planète est désormais devenue un enjeu primordial et, dans ce contexte, le recyclage des déchets devient une préoccupation majeure. La réglementation, à cet égard, devient de plus en plus stricte et complexe, ce qui ne peut que profiter à des sociétés spécialisées comme Aurea". Pour lire la suite de la recommandation de Denis…

- Les CFD : l’outil qui démultiplie les cours… et les profits !

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