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Par La Rédaction de MoneyWeek, le 10 novembre 2009
La banque britannique Barclays a annoncé un recul de 54% de ses bénéfices au troisième trimestre, par rapport à la même période en 2008. Le bénéfice net a chuté à 1,08 milliard de livres, contre 2,33 milliards un an plus tôt. La banque, basée à Londres, a perdu 29% de son bénéfice net sur les neuf premiers mois de l’année, à 2,73 milliards de livres. Ses créances douteuses ont augmenté de 65% à 6,214 milliards de livres.
Malgré l’écroulement de ses bénéfices et l’accroissement de sa vulnérabilité aux créances à risques de défaut de paiement, Barclays se considère parmi les gagnants du secteur bancaire.
En particulier, la banque est plus optimiste sur les coûts des défauts de paiement, qui sont estimés à 9 milliards de livres pour l’année 2009, contre 9,6 milliards précédemment estimés.
La banque profite aussi d’avoir pu refuser l’aide gouvernementale, ce qui n’est pas le cas des ses rivaux Lloyds Banking Group et la Royal Bank of Scotland. Pouvant agir librement sans supervision de l’Etat lui donne plus de liberté de manoeuvre que ses concurrents. Après la chute de Lehman Brothers, elle a pu racheter la branche de courtage de celle-ci a un moment opportun.
L’intervention du gouvernement sur Lloyds et la banque royale écossaise a laissé à Barclays, avec HSBC, un avantage conséquent sur le secteur financier depuis la chute de Lehman Brothers. "L’ombre de l’ingérence gouvernementale continue de peser sur Lloyds et la RBS, alors que Barclays et HSBC demeurent libres de telles entraves," indique un analyste interrogé par Dow Jones Newswires.
L’annonce du déclin des profits au troisième trimestre a toutefois eu un effet négatif sur le cours de Barclays, qui a chuté de 2% à 335,5 pences mardi matin. Le cours de HSBC a par contre gagné 4% à 716.6 pences.
Henri Bonnère