Matières premières

Cécile Chevré

Faut-il acheter de l’or ?

Par Cécile Chevré, le 13 novembre 2009

1 119 $. Voilà le cours atteint par l’or hier. Un plus haut historique, évidemment. Encore un, pourrions-nous même dire. Cela en deviendrait presque lassant.

L’or agite les marchés. L’or est partout. C’est une nouvelle ruée, les découvreurs de pépites se répandent dans la presse. "Les mines d’or dopées par l’envolée du métal jaune", titre Le Figaro. "Le FMI provoque une rechute du dollar et un nouveau pic de l’or", annonce La Tribune. Et toujours dans le même journal : "Les créanciers préfèrent l’or".

Alors là, nous devons vous avouer, cher lecteur, que nous commençons à avoir des sueurs froides pour l’or. Ce n’est jamais une très bonne chose quand la presse financière se jette comme un seul homme sur un actif. Cela signifie généralement que ce n’est plus un si bon investissement que cela.

L’or a de très nombreux soutiens. Nous vous en parlions il y a quelques jours, la Banque centrale indienne a acheté 200 tonnes d’or, suivant ainsi l’exemple d’autres banques centrales des pays émergents qui cherchent à tout prix à diversifier leurs réserves.

Dernier soutien de poids en date : le FMI. Dans un rapport, le Fonds a reconnu que le dollar était surévalué. Enfin, il ne l’a pas dit tel quel, il a évidemment été beaucoup plus prudent, mais les marchés ne s’y sont pas trompés. Le billet vert est en mauvaise posture, et l’or joue entièrement son rôle d’anti-dollar.

C’est donc la fièvre de l’or. Mais que font les vieux renards de l’or, ceux qui l’ont acheté quand il valait bien moins de 600 $ l’once ? Eh bien, ils se débarrassent de l’or papier et misent tout sur l’or physique. Pour la première fois depuis bien longtemps – même les vieux renards ne se souviennent plus quand – l’or physique sous toutes ces formes est au mieux de sa forme : pièces, lingots…

Le bunker constitué d’or est plus que jamais d’actualité. D’où un phénomène de backwardation. Derrière ce terme barbare se cache une nouvelle preuve de la fièvre pour l’or physique, et un – relatif – dédain pour les contrats à terme. Les investisseurs préfèrent payer leur or physique plus que le cours moyen des contrats à terme pour posséder immédiatement de l’or bien concret plutôt qu’un bout de papier.

Voici ce qu’en dit Simone Wapler dans le dernier MoneyWeek : "début novembre, ce phénomène était si fort, que le cours comptant était supérieur aux contrats de novembre, décembre, février, avril, juin et août".
[Faites comme les spécialistes de l'or, achetez de l'or physique. Comment ? Vous le saurez en lisant le rapport spécial qui suit...]

Alors faut-il acheter de l’or dès à présent ? Je laisse un renard de l’or parmi les renards, Bill Bonner, répondre : "Si vous achetez de l’or dans l’objectif de faire des bénéfices rapides, alors n’achetez pas maintenant, vous seriez déçu. Le prix augmente depuis des semaines. Il se prépare probablement à faire une pause".

"[...] Mais si vous achetez de l’or comme le font les Chinois et les Indiens en tant que réserve monétaire, et non pas pour spéculer, c’est le bon moment pour acheter. Un jour, à l’avenir – nous aimerions pouvoir vous dire quand –, l’or à 1 100 $ vous semblera bien peu cher."

 

◊ Que s’est-il passé en un an de recommandations ? C’est la question que nous nous sommes posés dans le tout dernier MoneyWeek. Nous avons donc fait le bilan : +18% avec nos conseils, -15% pour le CAC 40. Et nous ne nous sommes pas arrêtés là. Nous avons aussi sélectionné les valeurs qui ont fait leurs preuves qui vont continuer de grimper… Un bilan et des recommandations à retrouver dans le nouveau MoneyWeek, en kiosque, ou sur www.viapresse.com.

◊ "Près de 20% de hausse. Il y a trois mois, dans le numéro 41 de MoneyWeek, nous avions préconisé l’achat de notrefamille.com, alors à 7,80 euros. L’action s’est par la suite envolée jusqu’à 10,55 euros. Le cours est, depuis peu, retombé, mais engrange néanmoins encore près de 20% de hausse par rapport à notre recommandation initiale". Retrouvez toutes les recommandations de Denis Sarget en vous abonnant à MoneyWeek et en profitant de 61% d’économies sur le prix au numéro. Chaque semaine, Denis épluche pour vous la presse financière et vous donne son avis sur deux recommandations. Et pour les audacieux, il propose une valeur pari… gagnant !

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