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Par La Rédaction de MoneyWeek, le 25 novembre 2009
La commission de régulation bancaire chinoise (CBRC) hausse une nouvelle fois le ton sur le volume des crédits accordés par les banques du pays. En effet, depuis le début de l’année 2009, les nouveaux prêts ont atteint plus de 8 900 milliards de yuan (environ 860 milliards d’euros), en hausse de 71 % par rapport à l’année précédente.
Il faut tout de même rappeler que pour mettre en oeuvre son gigantesque plan de relance (environ 700 milliards de dollars) fin 2008, l’Empire du Milieu a incité les banques à prêter tous azimuts. Ouvrir les vannes du crédit pour soutenir l’économie avait pour objectif d’atteindre une croissance de 8%, qui est le minimum requis pour absorber la forte main d’oeuvre disponible du pays.
Mais l’abondance de crédits a des effets pervers qui nous ont conduit à la crise actuelle : le taux de créances douteuses peut exploser avec son lot de défauts de paiements, des bulles spéculatives se créant, comme nous l’indiquait Cécile Chevré dans une quotidienne.
La presse américaine a aussi traité ce sujet avec attention. Inutile de rappeler qui est le premier créancier du pays de l’oncle Sam.
"Pékin conseille les banques d’observer des règles en matière de capitaux" titrait hier le Wall Street journal tandis que pour le Herald Tribune, "la Chine demande à ses banques de ralentir la croissance des crédits et de soutenir les fonds propres".
La Chine joue déjà les premiers rôles en matière économique. Toutefois, le système bancaire doit être solide et éviter les dérives qu’ont connues les banques occidentales. Il faut préciser que Pékin a déjà recapitaliser à coups de centaines de milliards ses banques dans les années 2000. Les autorités craignent beaucoup les bulles qui pourraient éclater.
C’est pourquoi, Pékin a durci les règles prudentielles : les banques ont l’obligation d’avoir un ratio de solvabilité tier one d’au moins 8 % ; les provisions pour pertes doivent être d’au moins 150 % des créances douteuses, d’ici la fin de l’année.
La Chine est l’une des seules poches de croissance ; toute mauvaise nouvelle entraînerait la chute des marchés boursiers.
Ryadh Benlahrech