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Par La Rédaction de MoneyWeek, le 25 novembre 2009
Le rebond de l’économie américaine est plus timide que prévu. Le gouvernement américain a en effet revu à la baisse ses prévisions de croissance pour le troisième trimestre, conséquence de l’élargissement du déficit commercial et du recul de la consommation outre-Atlantique.
Si le PIB américain (somme des biens et services produits) a au cours du troisième trimestre grimpé de 2,8% en taux annuel, il est néanmoins en-deçà des 3,5% prévus par le Département du Commerce il y a un mois.
Les dépenses des ménages, qui représente 70% de la demande outre-Atlantique, on grimpé de 2,9% en taux annuel ce trimestre. Là encore c’est moins que ce qu’avait prévu le Département du Commerce, qui tablait il y a un mois sur une hausse de 3,4% des dépenses boostées par les stimulus gouvernementaux tels que la prime à la casse.
Côté Réserve fédérale (Fed), on s’inquiète notamment que les politiques ayant stimulé l’économie "pourraient mener à une prise de risque excessive sur les marchés financiers ou à une poussée de l’inflation", faits qui s’associeraient avec des nouvelles bulles ou encore avec la chute brutale du dollar, rappelle le Wall Street Journal ce mercredi. Le quotidien souligne également que la Banque centrale américaine devrait vendre une partie de son portefeuille de titres garantis sur hypothèque et de bons du Trésor.
Une commission devrait voir le jour et réunir des fonctionnaires de la Maison Blanche, ainsi que le président du Comité en charge du budget du Sénat, Kent Conrad, en vue de répondre au problème posé par le gonflement de la dette publique. Cette commission, bien qu’aucune décision n’ait été encore prise, livrerait des recommandations en direction de la croissance de la Sécurité sociale et de l’assistance médicale, et des impôts. A noter que le déficit fiscal américain de 2009 s’est porté à 1 400 milliards de dollars, niveau le plus haut depuis la sortie de la Seconde Guerre Mondiale.
Par Etelbert Giovanni