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Les marchés n’en finissent pas de chuter après la demande de la puissante Dubaï World d’un moratoire sur sa dette, dont le montant total se monte à 60 milliards de dollars. D’autant que la société ne devrait pas bénéficier d’une aide gouvernementale.
Tout cela profite aux placements jugés plus sûrs, comme les emprunts d’Etat, mais fait naître les craintes d’une propagation à l’ensemble de la finance ou de la région. Certaines craintes semblent justifiées, comme le suggère L’Agefi : "Comme les Emirats arabes unis ne sont pas non plus venus au secours du conglomérat, d’autres société présentes dans cet ensemble, telles Mubadala, TDIC et Aldar à Abu Dhabi, pourraient se retrouver dans une situation délicate en l’absence de soutien gouvernemental".
Le journal tempère toutefois ses propos en citant des économistes qui pensent que le soutien de Emirats arabes unis ne dépend que d’une question de temps : "Historiquement, les membres de cette zone sont solidaires financièrement. Or, le fonds souverain Adia est doté de 500 à 800 milliards de dollars, un montant bien supérieur à la dette extérieure de Dubaï".
Les fonds souverains des pays de la région font en effet leur force, comme nous vous l’avions dit dans le dossier MoneyWeek consacré à cette région. Nous vous avions aussi indiqué d’éviter Dubaï. Cet Etat, à l’inverse des autres de la région, n’est pas riche en pétrole. Il a construit sa fortune beaucoup plus grâce à la finance et à l’immobilier.
Le risque d’une faillite de l’Etat tout comme une contagion à la région semble donc éloigné, cependant le risque d’une crise de confiance n’est pas exclu.