Actions

Google : le rouleau compresseur se remet en route

Par La Rédaction de MoneyWeek, le 24 septembre 2009

Google retrouve son appétit de géant. Le groupe annonce en effet qu’il va se relancer dans l’acquisition de petites entreprises non cotées, une par mois selon Eric Schmidt, le directeur général du moteur de recherche. Annonçant à cette occasion le lancement d’un nouvel outil internet, le groupe estime que la crise est maintenant terminée.

"Les acquisitions sont à nouveau au goût du jour chez Google et nous reprenons nos façons de faire habituelles, avec un accent mis sur les petites entreprises" a ainsi déclaré Eric Schmidt mercredi au cours d’une conférence à Pittsburgh. Estimant que la crise est terminée, le groupe veut ainsi se relancer dans l’acquisition de petites entreprises non cotées, une activité qu’il avait cessé en raison du contexte économique désastreux du début d’année. La chasse avait repris la semaine dernière avec l’achat de reCAPTCHA, une société fabriquant des logiciels permettant de protéger les sites internet de la fraude.

"Je table sur une acquisition par mois. Il pourrait y en avoir de plus importantes, mais celles-ci sont toujours plus difficiles à prévoir" annonçait le directeur général du géant américain. Les opérations devraient maintenant passer par la nouvelle filiale de capital risque de Google, Google Ventures, "une expérimentation" explique le groupe. Google espère maintenant investir dans les technologies pour accroître ses investissements et ses bénéfices.

Google annonce par ailleurs le lancement de Sidewiki, un outil qui permet de poster des commentaires sur les sites web que seuls les autres utilisateurs de ce nouveau service pourront lire.

Estimant que la crise est finie, Eric Schmidt a appelé les dirigeants du G20 à faire preuve d’optimisme face à une perspective de sortie de crise. Entre les déficits budgétaires de la plupart des membres du G20 qui se creusent à vitesse grand V, l’explosion du chômage (notamment en France et aux Etats-Unis) et le ralentissement de la consommation, les gens – qui sais ? – passent probablement plus de temps chez eux à errer sur le net. Une sortie de crise pour Google peut-être, une sortie de crise pour l’économie mondiale ? Rien n’est moins sûr.

Par Etelbert Giovanni.

Partager l'article
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Twitter

Les commentaires sont fermés pour cet article.

La suite de l'actualité