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Par La Rédaction de MoneyWeek, le 5 août 2009
Un membre éminent de l’AIE, le Dr Fatih Birol, a estimé dans une interview accordée au quotidien The Independent, que d’ici une dizaine d’années, les réserves de pétrole seraient presque vides. Les précédentes estimations tablaient sur vingt ans.
Les réserves d’or noir s’épuisent plus vite que prévu, a indiqué lundi au quotidien britannique le chef économiste à l’Agence Internationale de l’Energie. Selon lui, la plupart des grands gisements de pétrole dans le monde ont atteint leur pic de production.
"Nous allons manquer de pétrole" prévient l’économiste, "et il faut se séparer du pétrole avant que ce ne soit lui qui nous quitte".
La diminution des investissements de la part des pays producteurs dans les infrastructures demeure l’une des causes principales de ce déclin.
L’étude se base sur près de 800 champs pétrolifères, couvrant les trois quarts de la planète, et sur lesquels le taux de déclin de la production a été multiplié par deux, passant de 3,7% à 6,7% par année. Ainsi, lors de la précédente étude, les analyses prévoyaient le dépassement du pic de production mondiale dans vingt ans. Celui-ci arrivera plus tôt que prévu et avec lui, une nouvelle crise pétrolière.
Le Dr Birol rappelle que "les pays producteurs de pétrole du Moyen-Orient détiennent 40% du marché, et cette part va augmenter au cours des prochaines années (…) la population va voir les prix grimper (…) l’ère du pétrole bon marché est révolue". Et à plus forte raison si l’économie mondiale se remet en marche, elle ne pourra pas faire face à une pénurie d’or noir.
Par Christophe Didier