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Le satisfecit des banques américaines n’a pas manqué. En juillet, elles ont – presque toutes – subi moins de défaillances de la part de leurs clients de cartes de crédit (le système américain à ne pas confondre avec celui franco-français de carte Visa, de paiement légèrement différé).
Ce que disent les commentateurs
Pourtant, « l’amélioration des défauts sur cartes de crédit laisse les analystes dubitatifs », analyse L’Agefi. Et il y de quoi. La dette que les ménages américains ont accumulée ces dernières années, pour consommer de manière effrénée en faisant flamber leur plastic card, est une véritable bombe à retardement. L’endettement des ménages américains a créé une nouvelle bulle du crédit, qui menace aujourd’hui d’exploser avec l’enlisement économique. Selon le Fonds monétaire international, 14% de la dette de consommation américaine serait viciée, soit 268 milliards de dollars (voire MoneyWeek n°44).
Les raisons du léger mieux de ce début d’été ? "Les baisses affichées par JPMorgan, Citigroup, ou Bank of America pour le mois de juillet pourraient n’être qu’un simple effet saisonnier", avance L’Agefi. Quand les consommateurs ne vont plus à la caisse, il est logique que le taux de défauts de leur paiement par carte baisse.
Et ensuite…
Après l’explosion du subprime, menace celle du prime. La faute à la bonne vieille récession que nous traversons et qui fragilise jusqu’aux ménages réputés plus solides. Le piège du crédit se referme doucement sur les Etats-Unis, comme nous vous l’expliquons depuis ce début d’année (voir MoneyWeek N°18). L’avenir en est d’autant plus sombre.