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Les cours du Brent sont passés de 72,72 $ le baril mardi à 67,74 $ ce matin. -6,8% en deux séances, belle glissade…
La volatilité reste décidément très forte sur ce marché. Bulls et les bears s’affrontent et l’issue du combat semble pour l’heure encore incertaine. Voici un graphique qui vous aidera à y voir plus clair.

Cours du Brent en US $ le baril
Coincé dans un range
Comme vous pouvez le voir, le cours du Brent est coincé depuis début juin dans un range compris entre 65,8 $ et 72,7 $. Toute la question est de savoir si on en sort par le haut ou par le bas.
Or actuellement, nous nous rapprochons méchamment d’un premier niveau support, celui des 67,80 $. S’il devait être cassé, ce serait pour le brut premier signal négatif et nous irions directement tester le support des 65,80.
W inversé ?
Ce support est important car si vous regardez bien, les cours sont en train de dessiner un W inversé. Et passer outre ce support de 65,80 $ reviendrait alors à franchir à la baisse la ligne de cou de la figure, ce qui serait pour le coup un signal franchement baissier. A court terme au moins.
Cela dit, nous n’y sommes pas. Il faudra suivre l’évolution des cours dans les tout prochains jours pour se faire une idée de la tendance à court terme, sachant que la tendance moyen long terme reste haussière.
Voilà pour l’update.
Et l’Irak ?
L’Irak est une pièce capitale sur l’échiquier international du pétrole. Capitale, mais délabrée.
Il y aurait pour 115 milliards de dollars de réserves prouvées dans les sous-sols du pays. C’est la troisième réserve mondiale derrière l’Arabie et l’Iran. Et encore…
Tous les sous-sols n’ont pas été « testés ». Il se pourrait qu’ils recèlent encore des trésors dissimulés. Terrain semi-vierge en somme.
Une production en fort déclin
Alors que l’Irak réussissait tant bien que mal à produire quelque 3,5 millions de barils par jour en 1973 lors de la nationalisation de la joint venture franco-britannique qui exploitait depuis 30 ans le brut irakien (ainsi est née l’Irak Petroleum Company), la production a actuelle a chuté à 2,4 millions de barils.
Normal, les infrastructures sont obsolètes, les investissements n’ont jamais été réalisés.
Il faut mettre de l’argent sur la table pour reconstruire le paysage pétrolier irakien
On pourra alors faire monter la production à près de quatre millions de barils par jour d’ici cinq ans. La manne qui découlera de cette production servira à la reconstruction du pays et de ses infrastructures. En effet, le surplus de production devant rapporter au moins 1 700 milliards de dollars dans les 20 prochaines années.
[NDLR : La géopolitique vous passionne ? Vous aimeriez connaître les opportunités d'investissement à l'échelle mondiale ? Prêt à faire des découvertes macroéconomiques stupéfiantes et ultra-profitables ? Agissez sans plus attendre...]
D’où l’idée de la mise aux enchères du droit d’exploitation de six champs pétroliers et gaziers
31 majors étaient en course hier. Exxon Mobil, Shell, Total, ENI, Lukoil ou Sinopec… tout le gratin était là, attiré par la possibilité de prendre pied sur l’un des marchés les plus convoités de la planète.
Imaginez son potentiel.
Et à ce potentiel de production long terme s’ajoute un avantage compétitif crucial : le coût de production d’un baril tourne ici autour de 4 $ – 5 $. Très loin des 70 $ le baril de brut issu des sables bitumineux canadiens !
Et pourtant…
Camouflet pour les Irakiens
La major chinoise CNPC et l’Anglais BP ont remporté l’appel d’offre pour l’exploitation du champ de Roumaila, au sud de l’Irak. 18 millions de barils de réserves. C’était le plus gros champ en jeu.
En revanche, aucun autre champ n’a trouvé preneur…
Il faut dire que le contrat n’est valable que pour 20 ans. Et que sur le terrain, les conditions sécuritaires sont loin d’être idéale. Les conditions financières et de rentabilité étaient également loin d’être alléchantes.
En outre, il n’y a pas de « loi du pétrole » qui pourrait donner un cadre juridique clair aux contrats, avec notamment une clé de répartition des profits de l’exploitation entre l’Irak (et ses régions) et les majors.
Beaucoup d’incertitudes donc…
Isabelle Mouilleseaux rédige chaque jour l’Edito Matières Premières & Devises (Publications Agora), une lettre internet gratuite consacrée au marché des matières premières et au marché des devises. Passionnée depuis toujours par la Bourse et par tous les marchés financiers, Isabelle s’est spécialisée dans les matières premières et veut permettre à l’investisseur particulier de découvrir et de comprendre l’investissement sur ce marché, ainsi que celui du Forex.
L’Edito Matières Premières & Devises est bien plus qu’une chronique quotidienne. C’est un pôle d’activités centré sur les matières premières et les devises qui vous donne les moyens de suivre et de maîtriser ces marchés ! Vous y trouverez des conseils, des opinions, et des avis d’experts. Vous pouvez recevoir gratuitement l’Edito Matières Premières & Devises en cliquant ici.