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Occasion en or manquée pour Chinalco

Par La Rédaction de MoneyWeek, le 9 juin 2009

Décidément, les Chinois n’ont pas de chance. Non seulement, ils sont assis sur un tas de bons du Trésor américain, libellés en dollars, qui bientôt ne vaudra peut-être plus rien, mais en plus, ils n’arrivent pas à s’assurer un approvisionnement stable et sécurisé en matières premières. En effet, l’entreprise publique Chinalco vient de manquer une occasion en or de mettre la main sur 18% de Rio Tinto, compagnie anglo-australienne et premier producteur d’aluminium au monde.

Tout était pourtant prévu : un investissement de 19,5 milliards de dollars devait permettre à Chinalco de s’offrir une bonne part de l’entreprise Rio Tinto. Mais, coup de théâtre, cette dernière a finalement préféré s’allier avec son compatriote et rival BHP Billiton, et a rompu l’accord signé avec l’entreprise chinoise depuis février.

La principale raison du refus de Rio Tinto : l’Etat australien s’est montré très réticent concernant cette opération. En effet, le caractère public de Chinalco a posé problème. D’après Les Echos, Patrick Colmer, directeur de l’agence fédérale du Trésor australien qui a en charge la surveillance des investissements directs étrangers, estime que l’entreprise ”n’était pas totalement indépendante du gouvernement” chinois.

Ce méga-investissement direct à l’étranger était stratégique pour les Chinois. En effet, cela leur aurait permis de s’assurer un accès sécurisé aux minerais de fer australiens.

La Chine est actuellement le premier consommateur au monde pour le cuivre, l’acier et le zinc et le deuxième consommateur au monde d’aluminium. Le pays a besoin de s’assurer des sources de matières premières stables et sécurisées pour son plan de relance de 580 milliards de dollars US qui doit être mis en place avant fin 2010 et qui est axé sur les infrastructures.

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