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Par La Rédaction de MoneyWeek, le 25 mai 2009
Penchons-nous sur les opérateurs de marchés et sur leurs modes de gestion. Il existe deux types de gestion de portefeuille : une gestion dite active et une gestion indicielle.
Dans la gestion active, le gérant choisit ses entreprises selon des critères qui lui sont propres. Il compare ensuite leurs performances à celles d’un indice de référence, opération dite de benchmark en jargon.
Dans la gestion indicielle, le gérant s’efforce de répliquer au mieux un indice.
La nouveauté de ces dernières années a été l’apparition des fonds indiciels cotés en continu. On les appelle encore ETF (comme exchange traded funds), ou trackers en anglo-saxon. On peut les assimiler à de la gestion indicielle totalement automatisée. Il s’agit de fonds qui répliquent au plus près un indice donné et se négocient exactement comme des actions.
Des trackers de plus en plus populaires
Ces fonds sont devenus de plus en plus populaires pour deux raisons. En premier lieu, les différentes études menées sur les fonds gérés sont impitoyables : seuls 10% des gérants font mieux que leur indice de référence. En second lieu, les 90% qui font moins bien font payer très cher leurs services à leurs clients.
En pratique, leurs avantages sont multiples. Ils permettent d’accéder à un fonds très diversifié en une seule ligne. Pour l’investisseur qui recherche des horizons variés, ils permettent de s’exposer facilement. Ainsi, un gérant étranger peu familier du marché français vendra à son client une exposition à ce marché à travers un tracker.
Ces multiples avantages font que la popularité des ETF ne cesse de grandir. Le montant des actifs sous gestion augmente de façon vertigineuse. En 2008, il a atteint 102,5 milliards d’euros en Europe et 482 milliards d’euros au niveau mondial. Le marché est encore balbutiant en Asie. Selon Peter Saunders, d’ETF Securities, le plus ancien acteur, les sommes gérées ont été multipliées par plus de cinq entre 2007 et 2008.
Même maintenant, malgré la baisse des Bourses, ETF Securities rameute de nouveaux clients. "Un fonds de pension néerlandais vient de passer à ce mode de gestion", confie Peter Saunders.
Conséquence (vous l’avez déjà deviné) : les effets indices vont s’amplifier. Dès qu’une valeur intégrera ou sortira d’un indice, les trackers prendront en compte automatiquement le changement. Sans l’anticiper, puisque ce n’est pas leur rôle.
Par Marie-Jeanne Pasquette
Première parution le 23/04/2009 dans le numéro 30 de MoneyWeek