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Par La Rédaction de MoneyWeek, le 27 mai 2009
Pendant que nombre d’entre nous relâchaient la pression en profitant du week-end prolongé de l’Ascension, le dollar faisait de même. L’euro a en effet dépassé la barre des 1,40 dollar pour la première fois depuis le 2 janvier.
Mais ce niveau atteint vendredi tient plus de la baisse du dollar que de la hausse de l’euro, la dévaluation du dollar s’étant confirmée face au yen japonais et à la livre sterling.
Notons toutefois que cette situation se déroule dans un contexte influencé par deux tendances : tout d’abord, le dollar souffre d’anticipations pessimistes quant à la reprise économique américaine et de la déclaration de la Maison Blanche selon laquelle le déficit de l’exercice en cours devrait atteindre 1 841 milliards de dollars (13% du PIB) ; ce à quoi il faut ajouter une "indigestion de quantitative easing" (Simone Wapler) – le quantitative easing étant une opération consistant pour une Banque centrale à racheter ses propres obligations en créant de la monnaie ex nihilo. D’autre part, le dollar, considéré comme un moindre mal conserve son attrait en tant que valeur de refuge – bien que d’autres véhicules de placement lui disputent ce titre.
Rappelons que le Trésor US va chercher cette semaine à se refinancer pour un montant de 100 milliards de dollars. Ce financement constitue le début d’un plan de 900 milliards de dollars qui devrait être bouclé d’ici fin septembre.
L’inconnue de l’équation concerne le comportement des Chinois qui affirment ne plus vouloir financer le déficit américain ; ils commencent à payer leurs importations en yuan – c’est-à-dire en avoirs, la monnaie n’étant pas convertible directement – mais ne peuvent pas non plus voir la valeur de leurs créances (en dollars) s’effondrer.
Seule certitude : la baisse du dollar favorise la hausse des matières premières. Ainsi le pétrole vendu en dollar augmente malgré une demande mondiale en baisse.
Par Thibaud Roblin