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Le modèle de l’automobile américaine grosse consommatrice de carburant est dépassé. Désormais, c’est l’hybride qui est à la mode. Une vraie révolution qui promet de belles opportunités d’investissement.
Le Salon automobile de Detroit, qui se tient du 11 au 25 janvier, se déroule dans une ambiance morose. La fête mondiale des passionnés de mécanique est gâchée. Le coeur n’y est pas. Les constructeurs américains, englués dans une crise sans précédent, ont joué la carte de la sobriété. Pas question de dépenser à tort et à travers pour les animations.
Les aides de l’État américain, qui se montent déjà à 13,4 milliards de dollars, ne doivent pas être gaspillées. Certains constructeurs, à l’image de Ferrari, de Land Rover, de Porsche ou de Rolls Royce, ont même préféré ne pas participer à cette manifestation pourtant traditionnellement prisée.
L’industrie automobile américaine, qui était l’une des plus grandes fiertés de l’autre côté de l’Atlantique, flanche. Le mastodonte General Motors est même menacé de faillite. Les fameux Big Three (GM, Ford et Chrysler) ne cessent de réclamer l’aide du gouvernement.
La crise du subprime a fait plonger le revenu des foyers et le budget voiture a été rogné. Le prix du baril, qui a atteint des sommets, autour de 150 $, a rendu les 4×4 et autres gros véhicules complètement démodés. Un gallon à plus de 4 $ devenait un vrai souci pour le consommateur américain, qui a commencé à se poser des questions sur l’intérêt de posséder d’aussi gros engins.
La décrue des cours du pétrole n’a pas redoré le blason des SUV (Sport Utility Vehicle). Les mentalités ont changé, c’est certainement définitif. C’est d’ailleurs ce que pensent les constructeurs américains. Les Big Three, spécialistes des moteurs gourmands, veulent s’adapter à ce changement de mode de consommation et vont devoir revoir complètement leur chaîne de production pour satisfaire cette demande d’un tout autre type.
Première parution le 22/01/2009 dans le numéro 17 de MoneyWeek