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"La Fed prête à racheter 300 milliards de dollars de bons du Trésor", titre Le Figaro. Le yoga mortel a encore frappé ! Après avoir abattu toutes ses cartes en baissant ses taux à zéro ou presque, la Fed sort une nouvelle flopée d’atouts de ses manches.
La politique de baisses des taux n’a évidemment eu aucun effet [ pour savoir pourquoi, lisez la suite ]. Les banques centrales en sont donc réduites à inventer des méthodes "alternatives". Comment lutter contre la crise ? C’est tout simple, il suffit de racheter des bons du Trésor pour injecter des liquidités supplémentaires dans le système. Et où trouver l’argent nécessaire ? Encore plus facile, il suffit de le produire soi-même.
Cette méthode "un petit peu alternative et non conventionnelle", comme la qualifie Christine Lagarde, c’est le quantitative easing, ou assouplissement monétaire. [Pour en savoir plus, sur le quantitative easing, vous pouvez lire l'article de La Quotidienne que nous lui avons consacré ou l'éditorial de Simone Wapler dans MoneyWeek ].
Bon, évidemment, l’utilisation d’armes non-conventionnelles peut entraîner quelques petits désagréments. Premier d’entre eux : l’effet de surprise. Car si Wall Street a accueilli avec enthousiasme l’annonce de la Fed, elle a aussi assommé le dollar, qui s’est affaissé face à l’euro. La monnaie unique européenne est ainsi remontée à 1;3450.
Deuxième désagrément : l’inflation. A force d’injecter à tout va des milliards de dollars dans le système, la Fed va accélérer l’avènement de ce que nous prédisons depuis plusieurs mois déjà : le retour de l’hyper-inflation. Il faut croire que c’est un moindre mal…
La Fed, qui n’est décidemment pas en panne d’inspiration ces derniers jours, a aussi décidé de racheter pour 750 milliards de crédits hypothécaires pourris des jumeaux infernaux, Freddie Mac et Fannie Mae.
Mais la Fed n’est pas la seule à être tentée par les méthodes "non-conventionnelles". La Banque d’Angleterre s’est elle aussi lancée dans le quantitative easing et la Banque du Japon a décidé de soutenir les plans de relance de l’Etat japonais en achetant une partie des bons du Trésor qu’il émet. Et La Tribune nous apprend que "la BCE hésite à adopter une politique monétaire moins conventionnelle". Une banque centrale de plus à se lancer dans la pratique du yoga mortel ?
La BCE aimerait certainement faire comme les autres, et pratiquer elle aussi l’escroquerie. Malheureusement pour elle – et heureusement pour nous –, contrairement aux banques centrales citées plus haut, la BCE n’est pas attachée à un seul Etat. S’il lui prenait l’idée de racheter des obligations d’Etat, devrait-elle plutôt racheter les obligations françaises, allemandes ou portugaises ? Un vrai casse-tête qui explique que la BCE ne se soit pas encore convertie au quantitative easing…
Maintenant, nous nous interrogeons sur ce que les Banques centrales vont pouvoir inventer comme méthode non-conventionnelle pour nous sauver de la dépression. En attendant, toutes ces décisions secouent le marché des devises, une situation idéale pour ceux qui, comme Nicolas Rémy, jouent les devises les unes contre les autres. Nicolas a ainsi permis à ses lecteurs de profiter du rebond de l’euro contre le dollar et leur a fait gagner +95% en deux jours. Continuez votre lecture pour profiter vous aussi des conseils de Nicolas dans Signal Matières & Devises.
- La décision de la Fed de continuer sa politique d’assouplissement monétaire fait en tout cas un heureux : l’or. Comme d’habitude, le métal jaune sert de principal refuge face aux menaces inflationnistes : l’or est donc passé d’environ 890 $ mercredi soir à plus de 960 $ l’once hier.
- IBM prévoit de racheter le fabricant de serveurs Sun Microsystems pour 6,5 milliards de dollars. Un gros coup pour le géant de l’informatique, mais qu’en est-il pour les actionnaires ? Voici ce qu’en dit Yannick Hardy sur lavf.com, le site boursier de MoneyWeek : "Les actionnaires de Sun se frottent les mains, leur action qui valait 4,95 $ hier soir sera rachetée 9,9 $." Pour lire la suite de son article, il suffit de cliquer ici.
- "UBS visée par une plainte dans l’affaire Madoff", nous apprend Le Figaro. Dans MoneyWeek, Frédéric Laurent trace le portrait d’une banque qui vacille de son piédestal : "Un géant vacille. UBS, fleuron de la gestion de fortune suisse, était classé début 2007 deuxième banque européenne. En 2008, sa capitalisation a été divisée par quatre. Le coeur de son métier, la gestion de fortune, a vu sa clientèle s’effriter à la vitesse grand V. [...] UBS se retrouve au coeur de l’affaire Madoff, étant dépositaire de trois fonds luxembourgeois investis auprès du voleur le plus célèbre de la planète". Pour découvrir l’intégralité de l’article de Frédéric…